Jeudi 17 juillet
Réveil en petite forme : il a plu une bonne partie de la nuit, et je n’en peux plus de l’humidité : tout est toujours mouillé, rien ne sèche dans la kangoo, nos serviettes de toilette sont ultra humides depuis 15 jours, nos godasses sont trempées, et malgré nos 2 paires chacun, nous avons toujours les pieds au froid (nous nous sommes mouillés les pieds sur le bateau des baleines, et depuis, je n’arrive pas à les faire sécher, même en les laissant dans les sanitaires chauffés des camping la nuit, de toute façon il suffit de marcher 5 mn dans l’herbe pour avoir les pieds à nouveau trempés). Argggh !
Avec cette pluie, j’hésite à prendre le bus pour Landmannalaugar, mais nous croisons les marseillais au petit dej à l’hôtel, ils me disent qu’il ne doit pas pleuvoir là-bas, et que ça vaut le coup d’y aller (ils y étaient hier). Ok, motivation, et à 10h, nous sommes dans le bus 4×4 qui s’y rend. Nous mettons 2h pour faire 80 km, la piste n’est pas très bonne, nous sommes secoués, brinquebalés, malmenés par le bus, c’est assez violent, parfois nous décollons de nos sièges, parfois je me dis que le bus va se renverser tellement il penche d’un côté puis de l’autre, et parfois je ferme les yeux, quand nous sommes au bord de ravins de 20-30 m sur une piste boueuse glissante… Malgré tout, c’est assez rigolo quand même, et nous traversons des paysages saisissants de désolation, déserts de cendre, champs de lave, etc. A un moment, nous croisons un tournage de film, un mec avec un imper et une valise en carton, qui marche dans ce désert noir, scène surprenante au milieu de rien…
Nous arrivons sur le site vers midi, c’est le point de départ de nombreuses randonnées dans l’intérieur du pays, randos qui vont de 2h à 10 jours. Pour nous, ce sera celle de 2h, les garçons ne sont pas de gros marcheurs (euphémisme).
Le lieu est absolument grandiose, relief volcanique vert et orange, fumerolles, névés, quelle beauté (et encore, nous sommes sous un ciel gris, donc pas au top) ! Les paysages sont étonnants, les couleurs semblent irréelles, l’impression d’avoir un dessin crayonné sous les yeux, c’est vraiment surprenant…
Nous revenons vers 14h au camp de base, nous mangeons une bricole dans un bus aménagé en épicerie, et nous prenons le bus retour de 14h30. Je pensais prendre celui de 15h30 (il y a seulement 1 bus aller et 2 bus retour dans la journée), mais à vrai dire, je suis gelée, je n’arrive pas à me réchauffer depuis la pluie de mardi… Cela fait pas mal de route pour peu de temps sur place, mais je suis contente d’avoir eu cet aperçu de l’intérieur du pays, type de paysage que je n’avais encore jamais vu, c’était une fois de plus très beau !
Nous récupérons la voiture vers 16h30, chauffage à donf, installation de chaussettes mouillées sur un fil au-dessus de ma tête, et nous prenons la route pour aller nous poser vers le Cercle d’Or, site au nord-est de Reykjavik, qui regroupe Thingvellir, Geysir, Gullfoss et Laugarvatn. Je cherche une chambre pour la nuit (c’est bête, nous avons bien tenus jusque-là, mais il faut que je trouve un endroit pour faire sécher nos affaires et nous réchauffer, sinon je vais craquer, d’autant qu’ils prévoient de la pluie pour les 2 jours qui viennent). Tout est complet… mais je finis par trouver vers Geysir une chambre dans une guesthouse, sommaire mais ultra clean, dans laquelle nous pouvons dormir avec nos sacs de couchage, donc moins chère (70€ la nuit). Je rentre tout ce que je veux faire sécher, et les garçons sont ravis d’avoir du wifi illimité et des prises pour charger leurs tablettes. Nous mangeons dans la salle commune, très chouette avec grandes baies vitrées sur la nature, et nous discutons un peu avec une famille de français, qui habitent entre la Suède et le Québec, et qui trouvent qu’ici, niveau météo, ça va, c’est pas trop mal (évidemment, nous n’avons pas les mêmes points de comparaison, et puis ils sont super bien équipés, eux). Et ensuite, dodo dans un vrai lit au chaud, le premier depuis 15 jours, quel pied !
***
[wpgmza id= »23″]